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Par François Bernier | Président

L’éducation fait partie de l’actualité en ce début d’année 2023. Que ce soit à propos de l’évaluation des compétences, du bulletin chiffré ou non, de l’insuffisance des services en francisation, des statistiques d’utilisation du système de dépannage qui explosent ou de la hausse des cas de violence dans les établissements scolaires, il ne se passe pas une semaine sans que quelques sujets viennent apporter quelques précisions à propos de la réalité (souvent très lourde) vécue par les enseignantes et les enseignants.

Maintenant que la partie patronale a déposé sa proposition dans le cadre de la ronde de négociation nationale qui s’amorce et que le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a établi ses priorités, il nous est très facile d’apprécier leur contenu et de comprendre qu’on ne pourra pas compter sur eux pour que les conditions de travail et d’exercice des profs s’améliorent (ainsi que la qualité du système éducatif!). Si la description des différentes problématiques nous laisse parfois croire que les dirigeants perçoivent une réalité similaire à ce que nous vivons, les moyens proposés pour y remédier auront pour effet de restreindre l’autonomie professionnelle, d’alourdir la charge de travail et d’augmenter le droit de gérance de l’employeur.

Nous avons à défendre notre profession…encore !

Le quotidien des enseignantes et des enseignants ne s’améliorera que si la négociation se fait à partir des demandes syndicales déposées par la FAE, le 27 octobre dernier. Pour se faire, l’unité et la solidarité devront faire partie de nos actions au cours des prochains mois.

Chaque jour, nous unissons nos efforts à ceux de nos collègues pour soutenir les élèves qui nous sont confiés, pour répondre à leurs besoins et pour relever les nombreux défis qui sont devant nous. Aujourd’hui, enseignantes et enseignants de la région de Québec, je nous invite à la mobilisation, car notre profession a de grands besoins, elle aussi, afin de retrouver des conditions de
travail qui nous permettront d’enseigner sans nous rendre malade.

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Par Valérie Drapeau | Présidente par intérim

Le jeudi 20 octobre dernier, le premier ministre François Legault a annoncé la composition de son cabinet de ministres. C’est Bernard Drainville qui occupera le poste de ministre de l’Éducation.

J’espère sincèrement qu’il saura écouter et prendre en considération les préoccupations des milieux scolaires. Le dernier ministre, bien qu’il provenait de notre milieu, nous a vite fait déchanter… Il a plutôt entrepris des chantiers et mis de l’énergie
là où ce n’était pas nécessaire : réforme Roberge, maternelles 4 ans sur tout le territoire québécois. Comment le gouvernement
Legault donnera une orientation différente à son nouveau ministre de l’Éducation ? Il a peut-être été gagnant pour lui de prioriser l’éducation, en parole, lors de sa campagne électorale de 2018, mais il n’a visiblement pas pris les moyens nécessaires et les actions concrètes pour redonner à l’école publique ses lettres de noblesse. Elle manque tant d’amour !

Un petit rappel des grandes lignes touchant l’éducation de la dernière plateforme électorale de la CAQ avant sa réélection :

  • Contrer le décrochage scolaire ;
  • Modernisation et valorisation de la formation professionnelle ;
  • Le tutorat et une plateforme pour les élèves en difficulté ;
  • Rénovation majeure des écoles ;
  • Valorisation de la lecture.

De notre point de vue, l’école à trois vitesses, la ségrégation scolaire, la composition de la classe, la lourdeur du quotidien des profs sont autant des sujets qui devront être attaqués de front dans le prochain mandat du gouvernement caquiste. Nous en avons assez d’entendre les mots « priorité à l’éducation » si les actions entreprises n’engendrent pas un environnement de travail propice à l’apprentissage et qui favorisent la rétention du personnel de l’éducation. Ces mots perdent de leur éclat et ne sont pas du tout aguichants si les gestes ne se matérialisent pas en actions qui s’attaquent aux vrais problèmes.

Le nouveau ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, aurait, semble-t-il, débuté des visites dans des établissements scolaires. Si vous avez vent de toute information annonciatrice d’une visite officielle dans votre milieu, nous vous invitons à communiquer avec nous, à serq@serq.qc.ca peu importe le délai de préavis. C’est une excellente occasion pour nous d’aller dans votre école ou votre centre de services, de vous rencontrer, d’entrer en contact avec le ministre, de mettre en lumière les réalités de nos écoles et d’échanger avec lui.

Dépôt des demandes

Le 27 octobre dernier, près de 300 membres des syndicats affiliés de la FAE ont marché autour de l’Assemblée nationale jusqu’au Conseil du trésor afin de remettre le cahier de demandes syndicales à la partie patronale. Une trentaine de membres du SERQ ont participé à la mobilisation. Plusieurs publications numériques ont été partagées sur nos médias sociaux. Cette négociation se déroula alors que les effets de la pénurie de personnel, de la désertion professionnelle, des départs précipités à la retraite ainsi que de la détresse psychologique se font sentir au sein de la profession enseignante et de l’école publique. En plus des exigences
salariales, la FAE demande plus de services et la fin de « l’intégration sauvage » d’élèves en difficulté dans les classes ordinaires sans ressource additionnelle et un allègement du fardeau de la tâche.

Selon le Régime de négociation du secteur public, les offres patronales devraient être déposées à la Fédération à la fin du mois de décembre.

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Par Valérie Drapeau
Présidente par intérim

Le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ) arrivera dans les prochains mois à sa 25e année d’existence.

Il est maintenant important de faire le point pour voir le chemin parcouru et les prochains défis que nous aurons à surmonter. Les dernières années du SERQ ont été animées par de nombreux changements : l’affiliation à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) en 2018, l’arrivée de nouveaux visages dans l’équipe ainsi que l’acquisition d’une nouvelle bâtisse permettant de tenir nos rencontres de délégué(e)s et les formations. Les besoins en représentation des membres sont également alimentés par leurs propres changements. On peut penser, notamment : aux défis de la pénurie de personnel en éducation, la pression grandissante d’une composition de classe complexe, l’insuffisance d’accès des services pour les élèves, la gouvernance scolaire, les enjeux de santé et sécurité au travail, la compétitivité et le financement du système scolaire à trois vitesses.

Il est important de revenir sur les questions de base de la représentation dans le mandat de notre organisation syndicale. Vos représentant(e)s prennent leur essence dans les efforts de moult consultations par les différents comités dans votre établissement, par le SERQ et par la FAE. Pour pouvoir parler au nom des collègues, il faut prendre le temps de discuter, d’interroger et même de débattre des propositions entre nous. En ce sens, il est judicieux de prendre le temps en début d’année afin que l’équipe des enseignantes et enseignants établisse les modalités de consultation à utiliser dans les écoles avant d’adopter une position collective. L’équipe des personnes déléguées syndicales des écoles ne peut combler à elle seule tous les sièges réservés aux profs au sein des comités CE, CPE/CPEE, HDAA et perfectionnement. Il est important de veiller à ce que les positions soutenues respectent et protègent les intérêts collectifs.

Les nouvelles dispositions de l’entente nationale concernant la tâche de travail nécessitent un nouveau processus de consultation qui nous interpelle toutes et tous. Nous vivrons cette année l’annualisation de la tâche au secteur des jeunes qui visera à convenir, avant le 15 octobre, du temps reconnu pour l’année afin de réaliser nos tâches professionnelles, à l’exception de la présentation des cours et leçons ou d’activités de formation et d’éveil qui demeureront sur une base hebdomadaire et cyclique. Le temps reconnu pour ces tâches (ATP) sera à négocier individuellement avec la direction. Il est important de se donner du temps pour réfléchir et en discuter en tenant compte des résultats de la consultation collective, des besoins des élèves et de vos préférences comme enseignant(e)s. Ces changements dans l’aménagement de l’horaire, avec 30 heures en moyenne de présence à l’école, visent plus de flexibilité pour se donner la souplesse requise afin d’accomplir les activités professionnelles au moment jugé opportun, sans pour autant tout inscrire à l’horaire. Certaines activités peuvent entraîner une fluctuation des heures de la semaine de travail. Il vous revient d’ajuster, au besoin, vos heures de travail à l’école dans le respect de votre tâche annuelle. La professionnalisation de la tâche passe d’abord par une meilleure compréhension de celle-ci
pour exercer pleinement son autonomie dans l’organisation et la gestion du temps de travail.

Malgré le début de la mise en place de ces dispositions du dernier contrat de travail, déjà une nouvelle négociation de l’entente nationale débutera cet automne avec le dépôt du cahier de demandes syndicales d’ici la fin du mois d’octobre. Suivra ensuite le dépôt des offres du gouvernement, vers le mois de décembre. Vous serez ainsi interpelé(e)s à participer à la vie démocratique et syndicale du SERQ.

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