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Montréal, le 12 mars 2024 – Avec une hausse des dépenses de 6,7 % en éducation, le gouvernement de François Legault obtient (presque) la note de passage pour son budget, dévoilé aujourd’hui à Québec. S’appuyant sur un rapport de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (l’IRIS), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) s’attendait à une hausse minimale de 7 % des dépenses pour les secteurs préscolaire, primaire et secondaire, ainsi que dans les secteurs de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes.

« Soyons honnêtes : le gouvernement Legault n’améliore pas les services en éducation, puisque son budget pour l’année 2024-2025 couvre minimalement les coûts du système. L’on peut dire, tout au plus, qu’il maintient le réseau scolaire dans son état actuel. Pour améliorer le système d’éducation, il faudrait assurer la pérennité de son financement, freiner la dégradation de son parc immobilier de même qu’accroître l’accessibilité et la gratuité des services éducatifs et complémentaires pour l’ensemble de la population, ce qui n’est pas le cas », déclare Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

En effet, plusieurs indicateurs dans ce budget sont préoccupants. Tout d’abord, le gouvernement choisit encore cette année de maintenir l’école à trois vitesses, en continuant de favoriser le financement public des écoles privées, puisqu’il leur accorde une hausse de 8,7 %. Il y a donc de plus en plus d’élèves qui fréquentent les écoles privées au Québec, puisque le gouvernement ne s’attend qu’à une hausse de 1,2 % d’élèves l’an prochain. Par ailleurs, malgré les investissements majeurs dans le Plan québécois des infrastructures (PQI), les établissements scolaires continuent de se dégrader plus rapidement qu’ils ne sont rénovés. De plus, bien que le gouvernement investisse 150 millions de dollars l’an prochain dans le plan de rattrapage des élèves, la somme de 300 millions de dollars annoncée pour ce plan en janvier 2024 n’a été dépensée qu’à moitié. Ainsi, la somme investie pour l’année 2024-2025 n’est pas nouvelle en soit, sans compter que celle-ci a été financée par la grève des enseignantes et enseignants.

Enfin, l’investissement gouvernementale de 98 millions de dollars en 2024-2025 dans l’Offensive formation en construction indique la poursuite de ce programme, qui met de l’avant des attestations d’études professionnelles (AEP), au détriment des diplômes d’études professionnelles (DEP), beaucoup plus complets et qualifiants. La FAE s’inquiète que ces programmes diplôment des travailleuses et travailleurs moins bien formés, alors que les attentes du milieu de la construction ne diminueront pas, tout comme les obligations de sécurité dans les salles de classes et sur les chantiers de construction.

« Finalement, nous sommes inquiets quand nous regardons les projections gouvernementales des investissements pour l’année 2025-2026 : le gouvernement de François Legault ne prévoit qu’une hausse des coûts que de 1 %, ce qui sera très loin des coûts de système », conclut Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

Pour consulter la note complète de l’IRIS, cliquez sur le lien suivant : Prévision des coûts du système d’éducation préscolaire, primaire et secondaire au Québec pour l’année 2024-2025 – Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (iris-recherche.qc.ca)


À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent plus de 66 500 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que 3 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Elle est présente dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source : Fédération autonome de l’enseignement

Renseignements :
Marie-Josée Nantel
mj.nantel@lafae.qc.ca | 514 709-7763

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Montréal, le 11 mars 2024 – La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) s’attend à une hausse minimale de 7 % en éducation, dans le budget provincial qui sera dévoilé demain à Québec, plus précisément dans les secteurs préscolaire, primaire et secondaire, ainsi que dans les secteurs de la formation professionnelle et de l’éducation des adultes. Un niveau de dépenses en deçà des coûts estimés sera considéré comme des compressions budgétaires, puisque la croissance des dépenses doit minimalement suivre l’augmentation des coûts.

Le 18 février dernier, en conférence de presse, le premier ministre François Legault avertissait la population que « ce choix qu’on a fait d’investir massivement dans les services publics va avoir des conséquences financières ». Or, pour la FAE, ce choix ne doit pas se faire au détriment des services aux élèves, jeunes et adultes, et le gouvernement caquiste doit investir en éducation pour sortir le réseau scolaire québécois du marasme dans lequel il est plongé depuis des années.

« Les Québécoises et Québécois ont décidé, il y a longtemps, de se doter de services publics, notamment de systèmes de santé et d’éducation publics. Les coûts de ces systèmes augmentent, ce qui est tout à fait normal. La bonne chose à faire pour le premier ministre Legault est de les financer convenablement afin d’en assurer la qualité, l’accessibilité et la gratuité pour l’ensemble de la population. L’on subit encore aujourd’hui les conséquences du sous-financement chronique de nos réseaux publics, alors il serait impensable qu’il n’y ait pas un minimum d’investissements demain dans la part du budget consacrée à l’éducation. D’autant plus que le premier ministre martèle, depuis qu’il est au pouvoir, que l’éducation est sa priorité », déclare Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

La FAE s’appuie sur une note de l’IRIS (Institut de recherches et d’informations socioéconomiques du Québec), qui a évalué les coûts de système pour l’année 2024-2025. Cinq facteurs expliquent la hausse de ces coûts, qui oscilleront entre 21 386 millions de dollars et 21 690 millions de dollars. Chacune de ces variables a une contribution différenciée à la croissance des dépenses en 2024-2025 :

  • Hausse salariale (37 %);
  • Hausse du nombre d’élèves (16 %);
  • Programme Offensive formation en construction (14 %);
  • Inflation (10 %);
  • Mesures récurrentes de soutien à l’enseignement (19 %).

« Assurer un financement pérenne de l’éducation, grâce à un mécanisme garantissant que le gouvernement québécois investit minimalement des sommes équivalentes à la hausse des coûts de système, peu importe qui est au pouvoir, constituerait un geste politique courageux de la part de François Legault, et enverrait surtout le signal que l’éducation serait désormais à l’abri de toute compression budgétaire. Toute somme investie au-delà des coûts témoignerait, à grande ou à petite échelle, de l’importance qu’accorde le gouvernement à l’éducation », déclare Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

Pour consulter la note complète de l’IRIS, visitez le www.lafae.qc.ca

Veuillez noter que Madame Hubert est disponible aujourd’hui pour donner des entrevues. Elle le sera également le mardi 12 mars 2024, après la levée du huis clos budgétaire, pour commenter le budget.

À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent plus de 66 500 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que 3 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Elle est présente dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source :                  Fédération autonome de l’enseignement

Renseignements :
Marie-Josée Nantel
mj.nantel@lafae.qc.ca | 514 709-7763

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 Montréal, le 12 décembre 2023 – Des milliers d’enseignantes et d’enseignants en grève pour la 14e journée se sont à nouveau donné rendez-vous dans le centre-ville de Montréal pour manifester leur colère face à l’attitude irresponsable du gouvernement et à la lenteur de la négociation nationale. Les marcheuses et marcheurs indignés se sont arrêtés devant le bureau du premier ministre François Legault pour exiger du chef de l’État québécois d’être enfin cohérent et de prouver que l’éducation est réellement une priorité en faisant en sorte de permettre aux tables de négociation d’arriver à une entente de principe qui répondra aux besoins des profs et de leurs élèves, et ce, avant les Fêtes. 

« Les enseignantes et les enseignants sont insultés de l’attitude du gouvernement, tant aux tables de négociation que dans l’espace public », a déclaré Patrick Bydal, vice-président à la vie politique de la FAE. « Il y a quelques jours, le premier ministre Legault avait déclaré qu’il ferait tout en son pouvoir pour que les élèves du Québec retournent en classe; force est de constater que cela ne s’est pas produit. Si le chef d’État souhaite réellement faire cesser la grève générale illimitée des profs de l’école publique québécoise, il n’a qu’à enfin tenir parole et faire de l’éducation sa priorité en donnant aux enseignantes et aux enseignants du Québec les moyens d’effectuer leur travail. » 

Bien que les discussions à la table de négociation aient été plus productives pendant la journée de lundi, la FAE demeure prudente et jugera l’arbre à ses fruits. Les pourparlers aux tables de négociation se poursuivent donc aujourd’hui à Québec. La FAE espère toujours parvenir à une entente de principe d’ici les Fêtes et compte sur le gouvernement pour y parvenir dans les prochains jours. À défaut de quoi, la FAE devra convoquer ses instances pour discuter de la suite des choses après les vacances des Fêtes. 

À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent plus de 65 500 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que 3 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Elle est présente dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source : Fédération autonome de l’enseignement

Renseignements :

Marie-Josée Nantel 

mj.nantel@lafae.qc.ca

514 709-7763

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Montréal, le 6 décembre 2023 – Réunies en Conseil fédératif de négociation (CFN) aujourd’hui, les personnes déléguées provenant des neuf syndicats affiliés à la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) ont convenu de déposer une nouvelle contre-offre au gouvernement qui vise à dénouer l’impasse dans laquelle se trouve la négociation, afin de parvenir à une entente satisfaisante avant les Fêtes.

Les personnes enseignantes, toujours déterminées et mobilisées après 10 jours de grève générale illimitée (GGI), la poursuivent en maintenant leurs demandes sur la composition de la classe, l’allègement de leur tâche et leur autonomie professionnelle.

« Le combat que nous menons actuellement vise à améliorer de façon significative et durable les conditions d’enseignement des profs et les conditions d’apprentissage des élèves jeunes et adultes pour que l’école publique québécoise puisse offrir des services de qualité, et ce, dans des conditions propices à l’instruction. C’est de cette façon que le Québec pourra maintenir les enseignantes et enseignants dans les classes, et ce, jusqu’à la fin de leur carrière. C’est aussi ce qui permettra d’attirer des jeunes dans cette profession qui subit une pénurie sans précédent. Notre prochaine convention collective doit modifier de façon substantielle notre quotidien et celui de nos élèves, qui sont au cœur de nos préoccupations », a déclaré Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

La nouvelle contre-offre sera déposée à la partie patronale dès que possible afin de relancer la négociation et de se rapprocher d’un règlement.

« La mobilisation des profs devant les établissements scolaires est exemplaire et inspirante pour l’équipe de négociation de la FAE, tout comme la solidarité des Québécoises et Québécois dans la défense de l’école publique. Nous sommes très reconnaissants des appuis qui nous sont témoignés, que ce soit par la distribution de café et de nourriture sur les lignes de piquetage, les dons financiers aux enseignantes et enseignants en situation de précarité, l’organisation de chaînes humaines autour des établissements, la souplesse des employeurs envers les parents de nos élèves et la générosité et les rabais offerts par les commerçants », a souligné Madame Hubert.

Par ailleurs, en après-midi, le gouvernement a déposé une nouvelle offre salariale à la FAE de 12,7 % sur 5 ans. « Il y a loin de la coupe aux lèvres, réagit madame Hubert. L’écart demeure important entre cette nouvelle offre et notre demande d’obtenir entre 4 % ou l’IPC par année civile. Comme nous demandons également des correctifs à notre échelle salariale (moyenne canadienne, nombre d’échelons et écart interéchelon), nous évaluerons les propositions patronales dans leur globalité ».

À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent plus de 65 500 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que 3 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Elle est présente dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source : Fédération autonome de l’enseignement

Renseignements :

Marie-Eve Rancourt
me.rancourt@lafae.qc.ca

514 709-7763

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Montréal, le 1er décembre 2023 – La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) déposera dans les meilleurs délais une contre-offre à la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, afin d’en arriver à une entente satisfaisante qui répondra aux besoins criants des 66 500 membres qu’elle représente. Ces enseignantes et enseignants poursuivent leur grève générale illimitée et sont encore fortement déterminés à stopper la détérioration de leurs conditions de travail et des conditions d’apprentissage des élèves, jeunes et adultes, de l’école publique québécoise.

Mardi soir, le 28 novembre dernier, la FAE a reçu une nouvelle offre du gouvernement qu’elle a analysée rigoureusement. Lors d’un Conseil fédératif de négociation (CFN), qui s’est déroulé hier et aujourd’hui en mode virtuel, les personnes déléguées provenant des neuf syndicats affiliés à la FAE ont jugé que la proposition du gouvernement ne permet pas de suspendre la grève générale illimitée. Bien que la FAE reconnaisse l’ouverture de la partie patronale, il ne s’agit que de la première avancée du gouvernement sur les demandes des enseignantes et enseignants après 11 mois de négociation, plus de 70 rencontres et 7 jours de grève générale illimitée. Néanmoins, la FAE est tout à fait consciente des effets de la grève générale illimitée et c’est pourquoi elle a déposé aujourd’hui une contre-offre à la présidente du Conseil du trésor afin d’en arriver le plus rapidement possible à une entente de principe à présenter à ses membres.

« Je n’ai jamais vu les enseignantes et enseignants aussi mobilisés et déterminés à améliorer leur sort, celui de leurs élèves et de l’école publique québécoise. Leur présence massive sur les lignes de piquetage devant les établissements scolaires et dans nos manifestations témoigne de leur colère et de leur épuisement, mais aussi de leur volonté à trouver des solutions durables qui feront une réelle différence pour offrir une instruction de qualité, et ce, pour tous les élèves du Québec. Au cours des prochains jours, nos membres auront les yeux rivés sur Sonia LeBel qui a une occasion unique dans l’histoire de valoriser leur profession, d’alléger leur tâche et de reconnaître leur autonomie professionnelle », a déclaré Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

La priorité de la FAE demeure d’améliorer la composition de la classe, puisque la classe ordinaire a franchi un seuil de difficulté tel qu’elle constitue une contrainte à l’enseignement et aux apprentissages. Contrairement à ce que déclare madame LeBel, ce ne sont pas que les jeunes profs qui ont des classes difficiles dans les écoles publiques du Québec, mais une grande majorité d’enseignantes et enseignants.

La FAE tient aussi à remercier chaleureusement la population, notamment les parents qui soutiennent la défense de l’école publique. « Les messages et les gestes de solidarité envers nous, les enseignantes et enseignants, nous touchent droit au cœur. Ces attentions témoignent du respect des gens envers notre profession et ça fait vraiment du bien. Nous sommes tout à fait conscients que la situation est difficile pour certains parents, mais nous tenons à les rassurer. Nous serons au rendez-vous après notre grève, comme nous l’avons toujours été pour vos enfants. Les besoins de nos élèves sont au cœur de nos préoccupations et c’est la raison de notre combat aujourd’hui », conclut Madame Hubert.

À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent plus de 65 500 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que 3 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Elle est présente dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source : Fédération autonome de l’enseignement

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Marie-Josée Nantel
mj.nantel@lafae.qc.ca
514 709-7763

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Pour diffusion immédiate
COMMUNIQUÉ

Grève générale illimitée dès le 23 novembre

5 jours sur 20 sont déjà écoulés, mais le gouvernement Legault ignore les enseignantes et enseignants

Montréal, le 7 novembre 2023 – Malgré l’annonce d’une grève générale illimitée (GGI) à exercer à partir du 23 novembre, ce qui laissait 20 jours aux équipes de François Legault pour mettre les bouchées doubles afin d’en arriver à une entente satisfaisante avec la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), le gouvernement n’accélère pas la cadence des rencontres et continue d’ignorer les demandes des enseignantes et enseignants pour améliorer leurs conditions de travail et d’exercice et, par conséquent, les conditions d’apprentissage de leurs élèves, jeunes et adultes.

« Le quart du décompte est déjà écoulé depuis l’annonce de notre grève générale illimitée le 2 novembre dernier, et le téléphone n’a pas sonné. Aucune nouvelle date de négociation n’a été ajoutée au calendrier. Le gouvernement ne semble pas saisir l’urgence de la situation. Les rencontres entre le comité de négociation de la FAE et les tables de négociation reprennent demain, comme si de rien n’était. La Fédération a pourtant garanti au gouvernement que son équipe de négociation était disponible 7 jours sur 7 pour négocier, et ce, jusqu’au 23 novembre. Le gouvernement Legault ignore carrément les enseignantes et enseignants. Comment peut-il justifier son inaction à la population? », s’inquiète Mélanie Hubert, présidente de la FAE. 

De son côté, la FAE a profité de la fin de semaine pour libérer la plus grande marge de manœuvre possible aux tables de négociation, confirmant la volonté fédérative de partir en blitz de négociation et de tout mettre en œuvre pour en arriver à une entente satisfaisante. Encore faut-il que le gouvernement démontre la même ardeur et la même disponibilité pour y parvenir, ce qui n’est pas le cas actuellement.

« Cet automne, la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, a salué la Fédération d’avoir priorisé rapidement ses demandes pour faire avancer la négociation. Rappelons qu’elle a aussi fait plusieurs annonces quant à sa volonté de régler la négo le plus rapidement possible. Qu’attend donc le gouvernement pour négocier? Quelle est sa réelle intention? Chaque jour sans négocier est un jour perdu », ajoute Mme Hubert.

Demandes de la FAE

Un salaire pour protéger le pouvoir d’achat des profs

Malgré un certain rattrapage lors de la dernière négociation, les enseignantes et enseignants du Québec gagnent encore un salaire en deçà de la moyenne canadienne et il leur faut trois années de plus que leurs collègues des autres provinces pour atteindre le maximum de l’échelle salariale (13 ans plutôt que 10). La FAE demande l’atteinte de la moyenne canadienne et une structure salariale attractive pour toutes les enseignantes et tous les enseignants, mais aussi une hausse de 4 % par année pour la durée de l’entente. Par ailleurs, si l’indice des prix à la consommation (IPC) au cours de l’année civile précédant l’augmentation salariale est supérieur à 4 %, la FAE demande que la hausse soit ajustée selon l’IPC.

Une meilleure conciliation famille-travail-vie personnelle

La nature du travail des enseignantes et enseignants rend plus difficile l’application de certaines solutions pouvant favoriser la conciliation famille-travail-vie personnelle. En effet, les enseignantes et enseignants travaillent en fonction d’un calendrier scolaire et d’un horaire quotidien établis. Or, les changements de la société québécoise amènent de nouvelles réalités familiales, comme prendre soin de parents vieillissants, et il est important que le personnel enseignant puisse aussi bénéficier de différents congés. La FAE demande aussi que le temps de travail personnel (TP), qui permet aux enseignantes et enseignants de, par exemple, planifier leur enseignement, puisse être entièrement fait au moment et au lieu de leur choix.

Une composition de la classe plus équilibrée

La classe ordinaire a franchi un seuil de difficulté tel qu’elle constitue une contrainte à l’enseignement et aux apprentissages. Contrairement à ce que déclare madame LeBel, ce ne sont pas que les jeunes profs qui ont des classes difficiles dans les écoles publiques du Québec, mais une grande majorité d’enseignantes et enseignants.

La FAE défendra toujours l’idée que l’école doit accueillir TOUS les élèves, nonobstant leur origine, classe sociale ou difficulté. Cependant, le choix de la classe spécialisée, avec ses plus petits groupes et son personnel enseignant formé en adaptation scolaire, s’impose et représente pour plusieurs élèves ce qui leur conviendrait le mieux. Il en va de même pour les jeunes issus de l’immigration : miser sur l’immersion en classe ordinaire ne remplacera jamais la classe d’accueil et son programme adapté, confiés aux soins d’une enseignante ou d’un enseignant dûment formé pour cette réalité. Ce n’est pas seulement à la classe ordinaire, mais bien à l’école tout entière qu’incombe la responsabilité d’accueillir les élèves.

Pour prendre connaissance de toutes les demandes formulées par les enseignantes et enseignants dans le cadre de la négociation visant à renouveler leur contrat de travail : https://www.lafae.qc.ca/negociation-nationale

À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent plus de 65 500 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que 3 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Elle est présente dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source :                  Fédération autonome de l’enseignement

Renseignements :  Marie-Josée Nantel

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Québec, mardi 24 octobre 2023 – Le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ) dénonce des coupures de salaire effectuées injustement par le Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries.

Selon nos informations, au moment d’écrire ces lignes, les professeurs des écoles primaires de la Passerelle, Marie-Renouard et de Boischatel ont subi de telles coupures de salaire. Au cours de l’automne, ces enseignantes et enseignants ont décidé de se concentrer sur leur rôle strict de planifier, enseigner et corriger, jugeant que le temps manquait pour participer aux rencontres convoquées par les directions d’école. Ils se sont retrouvés avec des coupures de salaire alors qu’ils ont travaillé toutes les heures prévues à leur semaine de travail. 

Au surplus, à la suite des démarches du SERQ pour exiger le remboursement des sommes déduites du salaire, les directions ont plutôt demandé aux membres du personnel enseignant de compléter une déclaration écrite attestant qu’ils avaient reçu les informations de la direction et détaillant le travail effectué, déclaration conditionnelle à tout remboursement de salaire.

« On ne fait que tourner le fer dans la plaie et on ajoute ainsi une surveillance indue des enseignantes et enseignants. Ce n’est ni plus ni moins que l’instauration d’une police de l’information. Cela ne tient plus! », de déclarer François Bernier, le président du SERQ. « Cela nous en dit long sur le retour en arrière dévastateur des intentions du gouvernement dans les négociations. Ces façons de faire sont tout simplement inacceptables et on se doit de les dénoncer », de conclure le président. 

Au cours de la négociation actuelle de la convention collective menée par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), fédération à laquelle le SERQ est affilié, plusieurs éléments touchent les conditions de travail des enseignantes et enseignants. Ces conditions se sont depuis plusieurs années dégradées, atteignant aujourd’hui une limite inacceptable.

La FAE demande plus particulièrement des conditions de travail saines et adaptées à l’école d’aujourd’hui, et plus particulièrement :  

  • Une meilleure composition de la classe;
  • Un allègement de la tâche et une reconnaissance de l’autonomie professionnelle des enseignantes et enseignants;
  • Une plus grande sécurité psychologique et physique des enseignantes et enseignants face à la recrudescence de la violence dans nos écoles;
  • Et de meilleures conditions économiques, de l’ordre de 4 % par année (ou l’IPC) pour les trois prochaines années, afin de faire face à l’inflation.
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