Le SERQ dénonce des coupures de salaire effectuées par le CSSPS

24-10-2023

Québec, mardi 24 octobre 2023 – Le Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ) dénonce des coupures de salaire effectuées injustement par le Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries.

Selon nos informations, au moment d’écrire ces lignes, les professeurs des écoles primaires de la Passerelle, Marie-Renouard et de Boischatel ont subi de telles coupures de salaire. Au cours de l’automne, ces enseignantes et enseignants ont décidé de se concentrer sur leur rôle strict de planifier, enseigner et corriger, jugeant que le temps manquait pour participer aux rencontres convoquées par les directions d’école. Ils se sont retrouvés avec des coupures de salaire alors qu’ils ont travaillé toutes les heures prévues à leur semaine de travail. 

Au surplus, à la suite des démarches du SERQ pour exiger le remboursement des sommes déduites du salaire, les directions ont plutôt demandé aux membres du personnel enseignant de compléter une déclaration écrite attestant qu’ils avaient reçu les informations de la direction et détaillant le travail effectué, déclaration conditionnelle à tout remboursement de salaire.

« On ne fait que tourner le fer dans la plaie et on ajoute ainsi une surveillance indue des enseignantes et enseignants. Ce n’est ni plus ni moins que l’instauration d’une police de l’information. Cela ne tient plus! », de déclarer François Bernier, le président du SERQ. « Cela nous en dit long sur le retour en arrière dévastateur des intentions du gouvernement dans les négociations. Ces façons de faire sont tout simplement inacceptables et on se doit de les dénoncer », de conclure le président. 

Au cours de la négociation actuelle de la convention collective menée par la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), fédération à laquelle le SERQ est affilié, plusieurs éléments touchent les conditions de travail des enseignantes et enseignants. Ces conditions se sont depuis plusieurs années dégradées, atteignant aujourd’hui une limite inacceptable.

La FAE demande plus particulièrement des conditions de travail saines et adaptées à l’école d’aujourd’hui, et plus particulièrement :  

  • Une meilleure composition de la classe;
  • Un allègement de la tâche et une reconnaissance de l’autonomie professionnelle des enseignantes et enseignants;
  • Une plus grande sécurité psychologique et physique des enseignantes et enseignants face à la recrudescence de la violence dans nos écoles;
  • Et de meilleures conditions économiques, de l’ordre de 4 % par année (ou l’IPC) pour les trois prochaines années, afin de faire face à l’inflation.
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