Juger l’arbre à ses fruits

26-10-2026

Nomination de Joël Arseneau à l’Éducation

COMMUNIQUÉ

Montréal, le 21 octobre 2026. – La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) accueille favorablement la nomination de Joël Arseneau comme nouveau ministre de l’Éducation.

« Les enjeux auxquels est confronté le réseau des écoles publiques du Québec sont bien connus: violence, vétusté des bâtiments, école à trois vitesses, formation des maîtres à rabais, compressions budgétaires, etc. Le principal défi de M. Arseneau sera à la fois d’avoir le courage politique de protéger le réseau de compressions supplémentaires, mais aussi d’agir de façon diligente en ne reportant pas des solutions porteuses qui pourraient être mises en œuvre rapidement. On va apprendre à se connaître et on jugera l’arbre à ses fruits, mais, pour l’instant, le calme, l’humanité et la détermination qu’il dégage nous semble de bonne augure », a déclaré Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

Pour la FAE, la mise à jour économique prévue en novembre constituera un premier test pour M. Arseneau et le gouvernement de Paul St-Pierre Plamondon. À cet égard, la Fédération est inquiète. Le nouveau premier ministre ne s’est pas encore engagé à couvrir les coûts du système de l’éducation, alors que, dans l’opposition, le Parti québécois avait proposé la Loi établissant un bouclier de protection budgétaire des services à l’éducation, à l’enfance et à la protection de la jeunesse. L’école publique québécoise ne peut plus se permettre de compressions sans générer des conséquences néfastes sur les services aux élèves comme celles que nous avons constatées au cours des dernières années d’austérité caquiste. L’école publique a besoin d’un réinvestissement constant et prévisible pour lui permettre de réaliser pleinement sa mission.

Tenue des États généraux sur l’éducation à l’hiver 2027

La construction de ce processus constituera aussi un jalon important du mandat de M. Arseneau, puisque le défi est double.

« Le réseau de l’éducation connaît actuellement un consensus rare que le nouveau ministre aura la responsabilité de cultiver plutôt que de le laisser s’effriter. Il devra aussi faire une véritable place aux acteurs du réseau, qui connaissent les réalités du terrain mieux que quiconque, afin qu’ils puissent proposer des solutions concrètes et axées sur les besoins des élèves et des personnels. Cette posture trancherait avec celle de son prédécesseur, Bernard Drainville, dont l’approche, souvent descendante, laissait peu de marge de manœuvre à celles et ceux qui font vivre l’école au quotidien. L’écoute, la confiance et la collaboration seront les clés de la réussite », précise Madame Hubert.

La FAE souhaite donc rencontrer rapidement M. Arseneau pour discuter des solutions qui peuvent être mises en place dès maintenant pour soulager le réseau des écoles publiques.

À propos de la FAE

La FAE regroupe neuf syndicats qui représentent près de 60 000 enseignantes et enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, de l’enseignement en milieu carcéral, de la formation professionnelle, de l’éducation des adultes et le personnel scolaire de l’École Peter Hall et du Centre académique Fournier, ainsi que près de 4 000 membres de l’Association de personnes retraitées de la FAE (APRFAE). Nos syndicats affiliés se trouvent dans les régions de Montréal, de la Capitale-Nationale, de Laval, de l’Outaouais, des Laurentides, de l’Estrie et de la Montérégie, où se situent les quatre plus grands pôles urbains du Québec.

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Source :                  Fédération autonome de l’enseignement

Renseignements :
Marie-Josée Nantel, conseillère aux communications
mj.nantel@lafae.qc.ca
514 709-7763